GRH et gestion de projet par Sylvie Faisandier
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Dans l'environnement très concurrentiel
d’aujourd’hui où la bataille se joue en amont de la production, de
plus en plus d'entreprises sollicitent régulièrement leur encadrement
pour travailler sur des projets.
Ce mode de travail fait donc aujourd'hui partie intégrante de la mission
de bon nombre de Managers.
Cette évolution des pratiques a des conséquences importantes sur le
plan organisation mais également sur la Gestion des Ressources Humaines.
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Ainsi, un certain nombre de problématiques
voient le jour au sein des DRH :
Comment sélectionner les acteurs projet,
que ce soit le chef de projet et les contributeurs
si les aspirations et compétences ne sont
pas connues et répertoriées ? Quels dispositifs
(Acteurs ? Supports ? Communication ?) d'orientation
(quelle mobilité souhaitée et possible ?)
et de gestion des compétences (compétences
métier ? compétences sociales ? pilotage
de projet ?....) mettre en place pour les
acteurs projet ?
Comment former les acteurs projet quand
l'essentiel des rôles (savoirs et méthodes)
se construisent plus ou moins implicitement
au cours du projet selon les événements
émergeants ? Comment développer les savoir
être nécessaires qui s'avèrent prépondérants
dans la réussite des projets ? Comment faire
en sorte que l'équipe développe elle-même
sa capacité à apprendre du vécu individuel
et collectif pour acquérir, consolider et
partager les savoirs d'expérience ?
Comment reconnaître et évaluer la contribution
des acteurs projet quand la production reste
largement immatérielle ou que les critères
de comparaison des projets ne sont pas clairs
(taille ? complexité ? durée…) ?
Comment capitaliser et valoriser l'expérience
et les connaissances acquises dans les projets
quand ceux-ci restent largement non reproductibles
tant le contexte et le système d'acteurs
sont déterminants ?
Quelles réponses construire face au problème
du stress généré par les conflits de représentation,
par la nécessité de décider sur la base
d'informations incomplètes et incertaines
(la décision de stopper un projet étant
particulièrement difficile), l'arbitrage
entre les temps d'analyse (et le risque
de sur analyser) et d'action (et le risque
de fuite en avant) ou la gestion des jeux
de pouvoir avec les acteurs extérieurs au
projet ou encore la gestion des objectifs
plus ou moins contradictoires de la ligne
hiérarchique et de la direction de projet
?
Comment garantir que ce choix d'organisation,
dans une perspective d'égalité de genre,
ne soit pas indirectement discriminatoire
quand on connaît l'implication qu'il suppose
? Ou plus prosaïquement qu'ils répondent
aux attentes d'équilibre de vie professionnelle
/ vie privée revendiquées par les jeunes
générations ?
Comment gérer l'après projet d'acteurs
devenus souvent plus autonomes mais qui
se sont éloignés de leur cœur de métier
pour la durée du projet ? Quelle combinaison
de mobilité transversale et promotionnelle
inventer pour répondre à la fois aux envies
des salariés et aux développement, maintien
et renouvellement des expertises ?
Comment enfin accompagner les responsables
hiérarchiques qui voient certains de leurs
collaborateurs échapper en partie et pour
un temps à leur autorité ?
Les réponses sont toujours contingentes :
elles résultent des choix de politiques humaines,
des procédures et pratiques mises en œuvre
et souvent supportées par des outils de gestion.
L'efficacité et la pertinence des réponses
dépendront aussi de la capacité des professionnels
RH à accepter que ces réponses soient adaptées au fonctionnement par projets. Sans tomber dans la fascination
de l'instrumentation de gestion, les outils
sont une bonne manière de se poser des questions
et de faciliter la prise de décision en matière
de ressources humaines.
A titre d'illustration, voici un outil de sélection des acteurs projet.